Petit Ours Brun

10 février 2008

the kids don't stand a chance

ghostworldst

Peu à peu le temps reprend sa forme habituelle, le carcan des 4h quotidiennes de DS s'estompent pour faire éclater la vérité: une journée c'est 11h de dodo, 2h à 3h d'internet dont la moitié à écouter de la nouvelle musique (essaye de rattraper 1 mois de morceaux en une journée, merci c'est difficile), 1h d'obligations, + des choses à ingérer, autant par l'œsophage que par le cerveau, mais cette fois-ci davantage par le cerveau, oui cette fois-ci, alors qu'on est en vacances depuis vendredi midi, j'ai déjà fait mon thème d'anglais et deux exos de latin. Je suis un peu dingo, oui je l'admets, mais faire ça maintenant c'est du temps en plus sur les prochains dodos, les prochains films qui vont sortir et les cours à réviser/livres à lire, donc la disparition progressive du stress. MAZELTOV à moi-même, bien sûr.

Deux semaines de vacances sont un peu une unité de temps compacte et malléable; comme si on te donnait de la pâte à modeler en te demandant d'en faire un réseau de compétences réparti sur une portion de territoire: tu connectes, tu rentabilises, tu économises, parfois tu profites, et à la fin tu admires le résultat, fier de ton bébé. Alors voilà, il va se passer la même chose, en plus humainement possible, le temps sera découpé en unités d'une heure à peu près, correspondant à une saine activité, un peu comme dans... Pour Un Garçon, je crois; en tout cas dans le film. Les journées n'ont plus vraiment 24h, une semaine n'a plus vraiment 7 jours, le temps se découpe à notre guise et est finalement continu. Sinon, je peux aussi arrêter de lire des bouquins d'astronomie, ça endommagera peut-être moins mon cerveau avec des théories d'illuminés.
J'hésite à aller voir le dernier Coen et Burton, y'a du sang j'ai trop peur; je refuse de considérer Pete Doherty comme le meilleur Phénix du Printemps (où est passé le temps des Philippe Katerine, des Cold War Kids, pourquoi je deviens réac à cause de 5000 jeans slims?) et j'ai peur qu'il y ait trop de monde au concert de
The Do jeudi et qu'il y ait par conséquent des pogos statiques (note un peu l'antithèse) que je kiffe le moins du monde. Et pour la journée culturelle des hypos à Paris, j'hésite entre Pompidou et l'Enfer de la Bibliothèque: alors, moderne ou lubrique?

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30 décembre 2007

allons à la piscine

David_Byrne1991

Beaucoup de situations se constituent en sorte de triangle des Bermudes: Bernard Lenoir et un prof de taupe ressemblent approximativement à David Byrne, de ce fait l'image du prof m'apparaît systématiquement quand j'écoute les Talking Heads, groupe que je trouve excessivement mignon et attachant à cause de l'association inconsciente, justement, avec Lenoir. Tout est lié, tout est influencé. J'ai acheté '77 parmi cinq autres CDs pas trop chers (sauf les BO qui sont encore hors de prix pour un budget étudiant) et l'impression de l'avoir fait par dépit me rend songeuse, en fait je voulais Remain in Light mais il n'y était pas, et pourtant ce n'était pas le vulgaire et exigü magasin de Poitiers mais bien la Fnac Montparnasse, proprement incapable d'offrir aux jeunes gens pop fans un peu tristes ce qu'il y a de mieux dans David Byrne. Le must de la culture à Paris, mon oeil.


Mes cadeaux de Noël ont plu, du moins je crois, le budget prévisionnel a largement été dépassé mais le fait d'entendre dire par ma nièce "It's the best present I had for Christmas" me réchauffe le coeur, c'était juste un CD de Kate Nash à 11€ et je savais qu'il lui ferait plaisir car depuis le mois d'août elle fredonne la chanson Foundations et n'avait pas assez d'argent pour se l'acheter (son budget culturel étant six fois moindre à son budget maquillage absolument cheap et testé sur les animaux, God bless her). Tout est simple. J'ai apprécié mes cadeaux et surtout celui de ma soeur, sûrement le plus insignifiant (un cahier vierge en carton) mais qui étend à l'infini mes possibilités d'écriture, de dessin, d'imagination. Pour l'instant ce sont surtout les situations inhabituelles de mes rêves que je dessine, comme par exemple le mini-concert d'une fille de ma classe assez mal aimable chantant du PJ Harvey à la guitare, alors que cette même fille sera sûrement morte avant d'avoir jamais entendu le nom de PJ Harvey. Mais ça me plaît, peut-être qu'un jour je pourrai changer ce détail minime de sa vie en commençant à avoir le contrôle sur elle, même s'il faut arrêter de croire que c'est en conseillant des chansons à tire-larigot que les gens vont les écouter, à moins d'avoir une obsession particulière pour la personne qui conseille. Il est toujours plus facile et confortable d'écouter ses propres conseils, et celui qui y remédie je lui offre mon oreille et toute mon attention.

Difficile d'influencer et de s'imposer, quand je suis arrivée à Austerlitz dimanche dernier je me suis rendu compte que je me faisais littéralement marcher sur les pieds, chaque groupe de trois ou quatre personnes arrivant face à moi était comme lié par une force invisible qui faisait que c'était moi, avec mes trois sacs de six kilos chacun, qui devais me déplacer, m'effacer, m'écarter et leur laisser la place. En décidant de prendre le pas inverse, il s'avère qu'en fait, la seule façon viable de ne pas avoir tout le temps à céder la place est de bousculer. C'est moche mais c'est ainsi, la foule ne sera jamais compacte, mais seulement dispersée comme des miettes de thon qui luttent pour être dans la salade et ne pas rester au fond de la boîte.

J'attends l'ultime bug dans mon lecteur mp3 pour avoir une véritable justification de ma volonté de changement de cet agglomérat de circuits informatiques de 512 mo sans défense qui pourtant m'accompagne dans les moments de tiède solitude (c-à-d avant de dormir ou quand j'ai trop chaud). J'écoutais les Shocking Pinks et je ne pouvais plus baisser le son, malgré mes multiples tentatives de le faire revenir à la vie (car ça m'agaçait) et de l'achever (pour avoir une bonne raison de le changer); la chanson s'appelait "End of the World" et vers la fin du mois de décembre j'ai découvert que c'était la plus belle chanson pop de l'année.
Quand j'aurai assez d'argent pour payer mon loyer je ferai une extension à des centaines de giga tous plus dingues les uns que les autres, mais pour l'instant, même pas capable de me payer une sangria, je me contenterai des 124 chansons offertes à mes lobes difformes.

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28 octobre 2007

Hell Oh Ween

dirtyprojectors

Mon lecteur wmp est devenu dingue, cela fait à peu près 6 fois qu'il me passe la même chanson de Robert Wyatt en moins d'une demi-heure. Il est peut-être au courant de mon amour discontinuel pour les barbus, ou pas. Depuis quelques heures je redeviens geek des anciens temps, transpiration sous les bras et marques des lunettes sur les arêtes du nez, la lente dégénerescence du cerveau est activée jusqu'au 7 novembre (in other words, jusqu'au concert d'Apparat, mein Gott toussa toussa). C'est bientôt Halloween et comme les vacances sont amorcées, j'y vais aussi de ma mixtape (pas dur, tu tapes "ghost" ou "vampire" ou "Emilie Simon" dans le champ de recherche et t'as tout qui te tombe sous la main, plus qu'à héberger).

Metric - Monster Hospital
Bishop Allen - Ghosts are good company
Devendra Banhart - Little yellow spider
Sufjan Stevens - They are night zombies!!
Arcade Fire - Vampire / Forest Fire
Andrew Bird - Spanish for monsters
The Blood Brothers - Peacock skeleton with crooked feathers
Wolf Parade - Dear sons and daughters of hungry ghosts
Viva Voce - From the devil himself
Tegan & Sara - Walking with a ghost
Band of Horses - Is there a ghost

De rien c'est naturel.

 

Oui oui c'est les vacances. Une semaine et demie sur une lettre de motivation, sur le XVI siècle miamiam, sur des commentaires d'allemand et d'anglais, et sur la préparation de colles imminentes (trois en six jours, j'ai envie de te dire maxilol mais c'est moi qui les ai choisies, donc en même temps, though) et sur les lectures, bon Dieu mais oui, derrière ton écran tu te dis, mais VIVE LA VIE bordel.  Alors pour compenser, parce que faire ses devoirs c'est bien joli mais faut lâcher du lest un peu quand même, eh bien je télécharge comme une boit-sans-soif, tout ce que j'ai pu rater ces dernières semaines, j'ai post-ité comme une monomaniaque pendant ma période sans Internet, et me voilà prête à vous dire pour quelques jours tout ce qui est écoutable et pas trop mou.

Cette dernière semaine ça commençait à devenir dur pour les paupières et le coccyx, il y avait deux concerts (Deerhoof mercredi et Wax Tailor jeudi) donc pas mal de stations debout, et quand même un DS le même jeudi, sa mère la iench. Deerhoof était extrêmement haut sur l'échelle de la mignonitude, les trois (une fille + deux gars tous fous) étaient comme à la maison dans cette salle, et on était des invités en masse et un peu impromptus, abasourdis par la petite asiatique qui chantait comme dans un manga. La première partie Dirty Projectors  était encore plus mignonne même si j'avais davantage pitié, il ne devait pas y avoir plus de 40 personnes dans la salle et comme j'étais tout devant et toute seule, je me sentais obligée de leur faire des sourires, d'applaudir fort et bien et de ne pas les quitter des yeux. Finalement ce ne fut pas trop difficile, et vers la fin je m'en suis voulue de n'avoir pas accroché au début. Ils avaient tous des pulls de couleurs différentes et je pense que les deux gars sortent avec les deux filles, car après j'ai vu le chanteur danser et se chamailler avec une de ses guitaristes pendant le concert de Deerhoof.


Dirty Projectors - What I See

Le lendemain, le concert de Wax Tailor était bourré à craquer, plein de facards ou prépasiens excités (même moi avec mon coccyx en mauvais état), de barbus mal peignés et de dreadeux un peu trop grands pour mon mètre soixante. J'ai bien aimé surtout vers la fin où Maxime me conseillait de fermer les yeux pour sentir la vibe dans mon corps (mais surtout sous mes pieds par le fruit d'une expérience inouïe), il y avait plein d'images derrière les musiciens et on sentait que les trois filles (dont une à la flûte traversière, classieux) avaient une belle vie un peu indé et pas trop galère avec des cheveux brillants et des yeux perçants. Je suis sortie vers minuit avec mes tibias coupés et mes paupières lourdes (théâtre + concert dans une même soirée, toi aussi fais une opération commando), puis, dans une confusion digne d'un smog new-yorkais, je me suis orientée sans trop savoir/vouloirc vers les berges du Clain, fête des khâgneux et tout le reste. On est revenus à 3h, et en arrivant j'ai regardé l'Alternative sur m6, il y avait Reverend & The Makers et Micky Green, j'étais contente, je me suis couchée à 4h30, sans oublier qu'il y avait 7 heures de cours le lendemain. J'ai un peu rattrapé 15h de sommeil en rentrant chez moi. "Tu dormiras quand tu seras morte", oui mais dormir en le sachant c'est mieux.

Posté par Wildside à 19:04 - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

30 septembre 2007

drink to moving on

Parce que les découvertes embuées de perplexité et d'avidité sont les plus pérennes dans la mémoire, quand regarder France 5 le dimanche 11h était encore un grand RDV cathodique et que je me trouvais, bouche bée et bien sérieuse avec mon bloc notes devant Ubik et la tignasse hirsute d'Elisabeth Tchoungui; je voudrais juste mettre le lien d'une chanson de Grand National, que j'ai mis à peu près 1 an et demi à retrouver, finalement en toute illégalité.

Et en même temps, il y eut la découverte de Tahiti 80, les mecs de Rouen ayant eux aussi des problèmes capillaires, de Wilco, pensant pendant quelques temps qu'il s'agissait de groupe de vieux ressurgissant pour un enième best of, alors qu'en fait pas du tout. Je pense à cela alors que depuis que je suis en hypokhâgne il n'y aucun nouveau morceau sur mon ordinateur, et je me rends compte que je contente très bien d'anciens morceaux que je m'étais mise à télécharger assidûment et déraisonnablement sur des dizaines de blogs tous plus indies les uns que les autres, du genre celui-ci , d'ailleurs c'est involontairement que je découvre une review d'Andrew Bird sur ce blog. Ah oui, parce que, parlons-en un peu d'Andrew Bird. Je commence à avoir une certaine dent envers les Inrocks, et plus particulièrement leur bien-nommé Festival... Devendra Banhart, cet imbattable poilu, et Jamie T, le mec le plus sautillant du Sud de l'Angleterre (au Nord réside Paul Smith, merci bien) ne seront pas à Strasbourg le 13 novembre, sans raison apparente pour l'instant. Alors du coup, au Festival, on panique comme des asthmatiques, on s'arrache les tifs, et finalement on demande au bon samaritain d'Andrew Bird de venir remplacer les deux ludions à Strasbourg. Je veux bien, mais quid de l'ubiquité ? Impossible, donc Andrew Bird remplacé par Constance Verluca le 13 novembre à Angoulême. Comme ça. Sans m'avertir au préalable, autant dire que ça m'a un peu secoué le cerveau vendredi soir, et je l'ai supermauvaise, bien sûr.

Tant pis, trois jours après je vais voir les National, c'est rassurant. J'ignore si les samedis suivants je reviendrai sur Internet, enfin surtout chez moi, même si c'est petit de ma part de faire l'amalgame Maison = Internet; en effet les DS commencent samedi prochain et continuent sur tout le mois, il y en a quatre je crois, jusqu'aux vacances, qui se finiront par la représentation de Richard III, le concert de Deerhoof et peut-être celui de Wax Tailor aussi, je sais pas trop encore, tout dépend de mes finances, qui malgré tout grimpent à une vitesse ébourriffante, et confirment mes manies juives : plus t'en as, plus t'as peur d'en perdre. Je compte également passer un bout de ma vie au cinéma, Control absolument, et puis quelques bouts de fiction parfois indispensables, Tout est pardonné et Les Méduses, peut-être. J'ai commandé un T-shirt de Lou Reed pochette Transformer vous voyez le truc, mais il est beaucoup trop grand, si quelqu'un l'avait en M cela m'arrangerait vivement, pour l'instant j'ai tout simplement l'air d'un Johnny qui transpire sous son gros Tshirt noir. Non-coopérants s'abstenir, en vous remerciant.

Posté par Wildside à 13:05 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

15 septembre 2007

Monsieur Ffffffou Rire

proofofyouth

Les deux semaines de rentrée sont tout justes passées et m'ont rendues tellement prolixe que j'en oublie un peu mes priorités (le boulot, eh). Bilan et état des lieux, l'indépendance ça a les qualités de ses défauts, du genre regarder la télé sans savoir ce qu'on regarde, Rohmer et Conte d'été reprezent, je me demande si les gens se rendent compte que l'ambiance de ses films s'apparentent à un obscur film porno (je vais me prendre tous les aficionados sur la gueule ça va être rigolo). Et j'ai aussi découvert en même temps que tout le monde la face du PDG du petit journal people, si c'est vraiment sa gueule à Yann Barthès ça va déclencher de pires émeutes que pour Julien Doré, "et les draps s'en souviennent". Sinon c'est juste un mec recruté lors d'un casting parce que le vrai serait trop moche, dans ce cas-là ça va je range mon attitude libidineuse.
Le lycée rassemble quelques-unes de mes obsessions présentes et passées, j'ai découvert qu'un des profs était le mec sur qui j'avais buggué pendant 1h30 le 17 mars dans le TGV, tant sa canonitude sur l'échelle du bizarre-mais-c'est-ça-que-jkiffe dépassait l'entendement. J'ai également appris que François Bon a fait ses études dans ce lycée et dans la même salle car dans la même classe, et est un pote de mon prof de français, j'hallucine un peu quand même.
J'aurais bien voulu parler de musique mais j'ai moins d'argent et pas d'internet du tout donc les moyens de me renseigner sont limités, mais je ne peux que trop vous conseiller d'acheter le nouveal album de Go! Team, parce que ça gueule et ça danse, ça tape et ça crie, ça fédère et ça disperse, aussi, il ne va pas être longtemps en Prix Vert alors j'espère que mes propos auront suscité une prise du porte monnaie, 14€99 pas cher t'as vu.
Andrew Bird à Angoulême et Herman Düne à Niort, ça va être je-bug-pendant-1h30 d'un côté et superfunkypelucherose de l'autre, toi-même tu sais.
SANS OUBLIER QUE : Florent Marchet, censé être conférencier à Poitiers le 10 septembre, a magistralement posé un lapin à tout le monde mais surtout tous les gens que j'avais rameutés pour venir + moi, j'espère qu'il avait une bonne raison, au moins une extinction des bronches.

Posté par Wildside à 14:24 - Commentaires [1] - Rétroliens [0]